Un État fort doit savoir agir dans l’ombre quand la sécurité nationale ou la protection des citoyens l’impose. Mais aucune dépense publique ne peut échapper au contrôle. 

La clé de cette conciliation : des procédures capables de préserver le secret tout en garantissant la reddition des comptes. Pour PASTEF – Les Patriotes, c’est une exigence démocratique incontournable.

Renseignements, opérations de sécurité, missions diplomatiques : ces domaines imposent de la confidentialité. Mais la rigueur doit être la règle. Même dans le champ social, aide médicale, soutien aux familles, la dignité des bénéficiaires doit être protégée, sans que les montants engagés échappent à la vérification.

Le président Ousmane Sonko l’a rappelé le 16 août 2026 : « En démocratie, tout budget doit être contrôlé et soumis à des règles de transparence. » Ce principe est clair : aucune ressource publique ne doit rester hors de portée du contrôle.

Le 1er octobre 2026, PASTEF – Les Patriotes a proposé de compléter l’article 14 pour identifier explicitement les fonds spéciaux dans le budget. L’objectif était d’encadrer les crédits sensibles liés à la défense, au renseignement et à la diplomatie. Le texte proposait des rapports budgétaires trimestriels, leur publication et l’audition des ministres. ⁠⁠Pas question de dévoiler les détails opérationnels, mais de garantir un suivi strict.

Le gouvernement a élargi la notion aux aides sociales. Cette dimension mérite d’être intégrée : protéger la confidentialité des bénéficiaires tout en assurant l’équité grâce à des critères clairs et des justificatifs contrôlables.

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, l’honorable Maimouna Bousso avait d’ailleurs souligné qu’il ne s’agissait pas de supprimer ces fonds, mais de les contrôler afin d’en connaître l’affectation.

L’exemple français prouve que c’est possible : une commission spécialisée contrôle les fonds spéciaux tout en respectant le secret de la défense nationale.

Au Sénégal également, il faudra définir qui contrôle, quels documents peuvent être consultés et quelles suites donner aux manquements constatés. C’est sur ces garanties concrètes que les citoyens pourront mesurer la portée du Projet : un État capable de protéger ses missions sensibles, de préserver la dignité des personnes et de rendre compte.

Rokhaya Gueye